Histoire
L’objectif de la première phase du projet sur l’ergonomie en milieu de travail était d’effectuer un sondage en vue de justifier la nécessité de concevoir de nouveaux matériels d’apprentissage à ce sujet. Pour ce faire, il fallait analyser et confirmer les ressources dont dispose actuellement l’industrie de la transformation alimentaire et des produits de la mer en matière de pratiques ergonomiques et de méthodes de travail.

Le sondage avait pour objet de déterminer l'existence de programmes de formation en ergonomie et de toute infrastructure connexe au sein des exploitations de la transformation alimentaire partout au Canada.

Plus particulièrement, le sondage visait à :

  • identifier les responsables de l'élaboration et de la supervision de programmes d'ergonomie en milieu de travail;
  • préciser la nature saisonnière ou permanente de l'effectif du secteur;
  • déterminer dans quelle mesure les entreprises sont au fait de la législation en matière de santé et de sécurité au travail;
  • évaluer les initiatives ergonomiques en cours et déterminer le niveau de satisfaction à l'égard de ces initiatives;
  • déterminer le degré de familiarité actuel avec les principes de l'ergonomie;
  • évaluer l'efficacité des diverses méthodes de prestation de formation en ergonomie et en sécurité;
  • identifier les principaux types de blessures musculo-squelettiques et les facteurs de risque connexes;
  • cerner les besoins de formation.

Le dynamisme et l'avantage concurrentiel de l'industrie canadienne de la transformation alimentaire tient à ses ressources humaines. L'industrie peut compter sur un effectif qualifié et dévoué capable de maintenir des normes élevées et une production soutenue. La transformation alimentaire fait appel à des procédés hautement répétitifs dans un cadre d'exploitation cyclique. En conséquence, on constate une incidence accrue de blessures musculo-squelettiques prenant la forme de microtraumatismes répétés. Ces blessures incluent, sans toutefois s'y limiter, les foulures et les entorses des muscles, tendons et ligaments ainsi que des affections neurologiques comme le syndrome du tunnel carpien.

Les coûts humains et financiers de ces blessures sont importants. En 1998, les blessures musculosquelettiques comptaient pour 40 % de toutes les accidents du travail avec perte de temps au Canada. Ces blessures représentent un coût de 3,2 milliards de dollars pour l'économie du Canada (Association des commissions des accidents du travail du Canada, Accidents du travail et maladies professionnelles, 1996-1998, Canada, 1999, p. 12-19). L'industrie doit faire les frais d'une importante proportion de ce coût sous forme d'indemnités, de formation des travailleurs de remplacement, de frais administratifs additionnels, de règlements et de recyclage visant les travailleurs handicapés.



Ce projet reçoit un financement du gouvernement du
Canada en vertu de son Programme des conseils sectoriels